Chapitre 1
À cet instant précis de ma vie, j'observais les étoiles, assise sur le trottoir. C'était l'obstination sans cesse dans ma tête, et j'avais hâte que ça s'arrête. J'étais jeune et en pleine santé. Aucuns problèmes à mon actif; seulement des sentiments trop intenses qui n'arboraient dans ma vie. Peut-être même depuis trop longtemps, car c'est ce qui arrive lorsqu'on ne se méfit pas assez. Et cette méfiance, c'est celle qu'on doit avoir envers l'affection.
C'est bien ce qui me rongeais à ce moment-là. Le fait de ne pas pouvoir comprendre ce qui se passait entre mon c½ur et ma tête. Même si l'un disait de se taire, l'autre s'obstinait avec raison. Il était sûr de ce qu'il avançait. Sa certitude n'a seulement causée que des troubles.
Voilà, cela n'aurait pas été de cette remise en question, peut-être que j'aurais continué ce que je faisais sans m'attarder à des détails insoucieux. Malheureusement, j'étais tout-à-fait prise avec CE gigantesque problème, moi qui pensais m'en être débarrassée. Il trottait encore dans ma tête celui-là, caché dans un petit coin, invisible pour ma conscience. Et il réapparût d'une parcelle de sa lumière, que chaque faits et gestes rendaient plus illuminant, mais comme chaque astres lumineux, cela finit toujours par s'éteindre. Le soleil finit toujours par se coucher. Le feu se transforme toujours en braise, que la pluie réussie à éteindre. C'est ce à quoi je voulais croire; que l'étincelle, même la plus brillante, disparaît à son tour, lorsqu'on le veut. Et je le voulais. J'en avais assez de ce feu dans mon c½ur, celui qui brûlait dans mon ventre. Je voulais éteindre ce feu qui réduisait ma vie en cendre. Je voulais stopper ces étincelles qui revenaient toujours avec lui. Même qu'avec le temps, je réussi à contrôler l'importance de ce feu. Les flammes étaient de moins en moins envahissantes. Les flammes s'estompaient. Il y a seulement un détail à lequel je devais me remédier: malgré le feu qui s'estompe, je n'étais pas apte à l'éteindre complètement.
Dans ce décors nocturne, j'étais accompagnée, non pas seulement par ma pensée, mais aussi par mon amie, qui me réveilla de ma phase lunatique. J'avais une légère tendance à me perdre dans mes pensées (et je mentirais si je disais que ce n'est plus le cas aujourd'hui). Mon esprit est toujours envahi par pleins d'images étranges ou des évènement qui ne sont jamais arrivés. Seulement le monde extérieur réussissait à me réveiller. De toute façon, la réplique elle-même m'avait tellement surprise que je ne serais jamais restée aveugle devant elle.
Le visage noirci par la pénombre, Madison s'exprima d'un ton neutre:
« Crois-tu qu'il est possible de n'aimer qu'une seule personne toute sa vie? »
Peut-être qu'aujourd'hui je vous répondrais d'un ton assuré que c'est peu plausible, mais à cette époque, je n'envisageais pas les choses de la même façon. C'était un fait très clair: Il est pratiquement impossible de n'aimer qu'une seule personne jusqu'à la fin de ses jours! Cependant, pourquoi m'était-il impossible d'éprouver de l'amour pour quelqu'un d'autre à ce moment-là? Voilà pourquoi ma réponse était des plus inutile: « Bien, en fait, ça dépend! »
Comment auriez-vous réagi à cette réponse? Comment croyez-vous qu'elle a réagi?
« Veux-tu bien me dire de quoi ça dépend? »
Je dois dire que côté "Réplique qui tue", ça n'a jamais été mon fort. Voici une des raisons pour laquelle je parlais de réflexion. Puisqu'il le fallait, encore une fois je m'exprimai avec une longue théorie, celle dans le genre où j'élabore des dizaines de sujets, sans toutefois être très claire.
« Ça dépend des gens, ça dépend du moment, s'il est approprié, ça dépend des évènements qui se produisent. Imagine, quelqu'un peut très bien aimer son bateau mais vouloir le changer lorsqu'il en voit un mieux. Nos goûts changent, nos idées changent, tout change quoi! Si on se promet qu'on n'aimera jamais quelqu'un d'autre dans sa vie, c'est comme se mentir à soi-même: je ne jurerai jamais que j'aimerai le chocolat toute ma vie! On sait tous que je ne peux même pas imaginer ma vie sans, mais si un jour, je dis bien si, si je décidais soudainement que le chocolat est dégoutant, j'aurais contredit mes paroles. Voilà, j'ignore totalement s'il est possible d'aimer quelqu'un toute sa vie... Seulement, je le dirais si on m'annonçait que je mourrais dans 5 minutes. »
Madison me regarda sans toutefois comprendre ce que je voulais vraiment dire.
« Mais, je suis certaine que moi je l'aimerai toute ma vie, tu comprends? »
Je comprenais. À moitié si on veut. À quelque part, si on revenait en arrière, ma vie avait totalement bousculée à cause d'une seule personne. Je savais très bien qu'il m'était impossible pour l'instant de le sortir de ma tête, même si on m'offrait ce que je désirais le plus, ça n'avait plus d'importance parce que ce que je voulais par dessus tout, c'était lui! Dans ma tête, je ne voyais plus aucune issus. Je remettait même en doute ce que je venais de dire. Peut-être était-il possible que je sois amoureuse de lui, toute ma vie?
« Les chances sont probables, autant elles ne peuvent pas l'être. Je comprend, mais en même temps, j'aime mieux croire le contraire, tu vois? »
Je crois qu'après ces paroles, Madison avait compris mon état d'esprit. Elle savait absolument pourquoi je ne voulais pas y croire. Cependant, ayant toujours le dernier mot, elle s'élança encore avec une petite réplique:
« Tu sais, si les choses sont pour arriver, elles arriveront. J'ai eu ma chance, et je l'ai de nouveau. Pour moi ça veut tout dire; on est fait pour être ensemble! Peut-être que tu te sens rejeté et malchanceuse, mais un jour je te promet que tu ne penseras plus comme tu le fais. »
Que de paroles naïves. Malgré tout, ce n'est pas si innocent que ça parait. Sur ce, mes yeux se dirigèrent de nouveau vers les étoiles, à la recherche d'un point de repère, celui pour me guider dans une mission impossible: l'oubli.